Commencé en 2014, le travail sur les parures féminines trouve son origine dans la lecture d’Yves Bonnefoy, Du mouvement et de l’immobilité de Douve. Cette figure, à la fois humaine, végétale et minérale, m’a marquée de sa présence mouvante et insaisissable.
J’ai d’abord peint des silhouettes sombres, presque monochromes, vêtues de robes-racines, ancrées dans la terre. Corps et végétal s’y confondaient dans une même densité silencieuse.
Peu à peu, la couleur est apparue, apportant une dimension plus incarnée et parfois plus théâtrale. À travers ces figures affleurent des souvenirs diffus, des images d’enfance, des fragments d’intimité et d'incertitude.
Ce qui m’intéresse est cet équilibre fragile entre l’être et le paraître, entre ce que nous montrons et ce qui nous échappe, entre ancrage et transformation. Comme les racines ou les troncs que j’explore par ailleurs, ces corps portent des tensions, des métamorphoses, une présence vulnérable et changeante.
Dans ces silhouettes comme dans le végétal, je poursuis une même recherche : approcher ce qui, en nous, se transforme sans cesse tout en cherchant à s’ancrer dans le monde.
























